Message original de Yannick Tonner

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Email    : ytonner_at_aol.com
Posté le : 25-06-2014 à 07:49
Titre    : Mont-Perdu

Le 1er juin 2014, Mont-Perdu, au pays des rêves (2). L’arrivée au refuge de Goriz représente la fin de l’ascension du premier jour. Le plaisir de se retrouver en ce lieu rimait pour nous avec une heure un peu tardive, car nous avions pris le départ après la mi-journée et la course avait été longue. Une bonne bière venait tout de même récompenser des efforts accomplis et le dîner pris au refuge fut fort apprécié. Un groupe nombreux, 7 Français et 2 Espagnols, une ambiance jeune, puisque l’écrasante majorité était composée de trentenaires et la perspective de tenter le lendemain l’ascension du troisième sommet de la chaîne des Pyrénées donnèrent une ambiance festive et joyeuse tout au long de la soirée. Le vin offert par le gardien du refuge devait aussi y être pour quelque chose...
Dimanche, le lever de bonne heure, le froid à l’extérieur, et le vent violent et glacial, n’eurent pas d’effet sur le moral. Vingt minutes après le départ, il fallut chausser les crampons et l’ambiance de haute montagne gagnait en intensité à chaque pas. Le ciel espagnol était totalement bleu, alors que de lourdes masses nuageuses franchissaient parfois la muraille du cirque de Gavarnie, avant de se dissoudre presque aussitôt. Les crampons mordaient une neige parfaite, sur laquelle on ne voyait pratiquement aucun rocher et l’arrivée au bas du couloir livrant l’accès au sommet décupla l’excitation. De hautes cascades de glace bordaient les environs de l’Etang Glacé, un groupe partait vers le Cylindre du Marboré et l’arrivée sur l’Escupidera, le point clef du grand couloir, situé à vingt minutes du sommet, fut l’occasion de faire le point.
Quatre membres du groupe gagnèrent le somment, pendant que les autres revenaient au refuge de Goriz. Au sommet la situation n’était pas claire, les nuages trop présent sur le versant français masquaient toute la vue sur la chaîne. Le retour fut aussi l’occasion de donner du pain à une marmotte perdue dans la neige, très loin de toute nourriture. Après nous être rassemblés au refuge, il ne restait plus qu’à revenir aux voitures par le canyon d’Arrazas, somptueuse traversée dans un décor idyllique, sous un soleil resplendissant et une chaleur bienfaisante.

Photos : http://www.pixum.fr/mes-photos/slide/album/7045990

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