Message original de Yannick Tonner

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Posté le : 21-06-2014 à 11:52
Titre    : Parc d'Ordesa

Le 31 mai 2014, Mont-Perdu, au pays des rêves (1). Ce sommet est le troisième de la chaîne des Pyrénées et se trouve, comme les deux plus hauts, en Espagne. Plusieurs versants permettent son ascension, mais la voie royale passe par le parc national d’Ordesa. La première vision électrisante des canyons d’Arrazas se découvre brusquement en atteignant le village de Torla. La muraille des canyons, dominée par le Tozal del Mallo, intensément aérien, est prodigieuse.
En ce samedi, nous avons choisi de monter au refuge de Goriz par la Faja de Canarellos. Cette vire naît au pied de la cascade du Cotatuero. C’est une simple randonnée de monter jusqu’ici, le sentier est facile et la découverte de la cascade est de toute beauté. Un sentier raide mène ensuite sur la vire, qu’il ne reste plus qu’à suivre les yeux écarquillés par la splendeur des paysages qui se découvrent à chaque instant. Des murailles colorées, d’une hauteur prodigieuse, parfois surplombantes, alternent avec la vue dégagée sur l’immense canyon d’Arrazas du fond duquel monte la voix mugissante du torrent qui y trace sa route, de cascades en vasques secrètes.
Les Gradas de Soaso sont une série de bassins de grande taille, reliés entre eux par de petites cascades. En ce samedi, l’éclatant soleil faisait miroiter les bassins d’eau, blanchissait l’écume des cascades et magnifiait ce site déjà enchanteur en lui-même. Les nombreux touristes qui marchent deux heures pour venir ici ne s’y étaient pas trompés. Un peu plus haut commence une vaste plaine, la Prada, sous la domination du Cylindre du Marboré, du Mont-Perdu et du soum de Ramond. Ce dernier nom n’est pas à prononcer à l’espagnole, le Prince Ramond de Carbonnières était bien Français ; c’est lui qui, officiellement, a gravi le premier le Mont-Perdu. Cette plaine se termine à la haute cascade de Cola Caballo.
Vient alors l’ascension des clavijas de Cola Caballo ; chaînes et pitons sécurisent un passage presque vertical d’une cinquantaine de mètres de haut. Nous étions huit et tout le monde a gravi ce court passage, sans appréhension. Il ne restait plus alors qu’un trajet encore assez long pour parvenir au refuge de Goriz, refuge admirablement situé, base de l’ascension dont nous parlerons dans le prochain texte : celle du Mont-Perdu.

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